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Mon enfant refuse de manger, que faire ?

par | Jan 26, 2021 | Cuisine, Hors Série, Kids, Lifestyle, Parents, Psychologie

Votre enfant refuse de manger ? Revenons au tout début, la première fois où il a fermé la bouche et où il n’était pas dans l’optique de coopérer. Pourquoi ? Et bien plusieurs raisons et plusieurs hypothèses sont possibles : il n’avait pas faim, il n’aime pas ce plat, ou il teste son libre arbitre ?  Quelle que soit la raison dans ce type de situation, votre réaction aura un grand impact sur la suite des évènements et sur sa relation avec la nourriture. C’est pour cela que Kidlee vous accompagne dans cette situation que beaucoup de parents redoutent. Et ce, en vous expliquant les raisons pour lesquelles la plupart des enfants ne veulent pas manger. Ensuite, nous verrons ensemble les options  qui s’offrent à vous pour résoudre cela, ainsi que ce qu’il est déconseillé de faire. 

La néophobie alimentaire, vous connaissez ?

Tout d’abord, il faut savoir que refuser d’essayer de nouveaux aliments est normal et arrive généralement à trois quarts des enfants. Ce phénomène apparaît à partir de l’âge de 2 ans : ça s’appelle la néophobie alimentaire. La néophobie apparaît chez l’enfant âgé entre de 2 à 10 ans et se traduit donc par la peur d’essayer de nouveaux aliments. Au delà de cela, c’est à partir de cet âge là qu’ils apprennent le fameux ‘non’, et qu’ils décident de s’en servir à tout temps !

Pour revenir à la néophobie, c’est d’ailleurs très fréquent et instinctif chez les enfants. Cependant, il ne faut pas en faire tout un plat ( pour rester dans le contexte ). Votre arme sera la patience, la persévérance et la bienveillance. Car après tout c’est juste une étape à surmonter ! Et puis quelque part, l’enfant cherche également à s’affirmer et à forger son petit caractère. Laisser lui la possibilité de s’affirmer. D’ailleurs l’en priver et utiliser la force risque de développer une relation malheureuse entre l’enfant et la nourriture.

Astuces pour l’enfant qui refuse de manger :   

Enfant refuse de manger :  une petite fille qui cuisine avec sa babysitter
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Tous à table :

Partagez de bons moments en famille autour d’un bon repas. Manger tous ensemble est également très important pour offrir un environnement agréable et sain à l’enfant. Évitez cependant les distractions et apprenez lui à apprécier les repas en famille. 

Partagez le plaisir que vous avez de manger: 

Ne vous mettez pas dans la position du bourreau mais accompagnez-le plutôt à “ découvrir” de nouveaux aliments. Ce dernier doit comprendre que c’est un moment de plaisir où l’on découvre des saveurs à travers la dégustation de différents aliments et différents goûts. Chaque plat à son histoire, sa recette, ses bienfaits, faites-lui aimer la nourriture sans pression et progressivement ! 

L’imitation:

Les deux parents doivent se montrer exemplaires à table et manger avec appétit tout ce qui est servi. Car les enfants absorbent les faits et gestes des parents et s’en inspirent. Mangez les aliments qu’il n’aime pas sans le forcer à manger. Par ailleurs, s’il a refusé plusieurs fois, continuez à exposer l’aliment sans pour autant lui en offrir. Puis petit à petit, remettez cela sur le tapis, mais toujours sans pression.

Jouez sur la présentation du plat:

aliments présentés de façon ludique, sous forme de monstres rigolos pour enfant
Pinterest

Le fait de présenter l’aliment que votre enfant redoute sous une forme ludique et attrayante permettra à ce dernier de poser des références et du coup baisser sa garde. 

Dès qu’un refus catégorique se manifeste, changez donc la manière de lui présenter l’aliment. Proposez le lui cru, cuit, en gratin… de préférence en petite quantité et avec une jolie présentation, pour mettre toutes vos chances de votre côté. Vous pouvez également mélanger ce dernier avec des aliments qu’il aime. Et ainsi il finira peut-être par en manger sans qu’il ne s’en rende compte ! Présentez les plats de façon rigolote avec des menus variés et colorés. 

Fixez des heures de repas :

Évitez de proposer trop d’encas et allégez ses collations. Surveillez le grignotage entre les repas afin qu’il puisse apprécier son souper. Servez son repas au moins deux heures après son encas ou son goûter. Au moment du repas, il est conseillé de commencer par l’aliment qu’il n’aime pas en premier, puisque si l’enfant a faim, il sera plus coopératif ! Par contre, évitez de manger trop tard, car s’il est fatigué votre enfant mangera moins.

Suscitez l’intérêt de votre enfant qui refuse de manger:

Racontez-lui l’histoire de cet aliment, a-t-il poussé sur un arbre ? Comment s’appelle-t-il ? Impliquez le lors des courses et lors de la préparation du repas. Rien de mieux qu’un petit atelier de cuisine pour ouvrir l’appétit. Responsabilisez-le sur des tâches simples comme remuer la soupe, mettre la table. Le fait de le faire participer le remplira de bonnes ondes et l’encouragera à collaborer.  

Retrouvez notre article: 3 recettes faciles pour enfant juste ici.

Donnez-lui de l’attention en dehors des repas:

Parfois les refus  sont pour accaparer votre attention. C’est souvent pour cela que les autres membres de la famille ou sa babysitter réussissent plus facilement à le faire manger. Vous pouvez alors éviter cela en lui donnant un maximum d’attention en dehors des heures de repas. Ignorez cependant ses caprices. Ainsi, l’enfant comprendra que ce n’est pas en étant difficile qu’il captera votre intérêt. Cela le dissuadera petit à petit à faire le difficile à table. 

Gratification des efforts: 

Une fois qu’il aura enfin accepté de goûter, généralement au bout de 10 à 15 fois d’essai, encouragez-le et mettez en valeur sa volonté d’essayer de nouvelles choses. Quel aventurier ! comme tu as grandi ! Votre persévérance a enfin payé et ça le motivera également à essayer davantage d’aliments. 

En revanche, si au bout de nombreux essais ça ne passe toujours pas, il faudra accepter que l’enfant n’aime tout simplement pas cet aliment. Vous pourrez néanmoins réessayer quelques mois plus tard.

Ce qu’il ne faut pas faire: 

Enfant refuse de manger : réactions à éviter
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Ne négociez pas avec l’enfant qui refuse de manger

Pas de chantage avec le dessert ! Le dessert n’est pas une récompense. D’une part car si vous lui proposez un super dessert, s’ il mange son repas, l’enfant se mettra dans la tête que ce repas là doit vraiment être immangeable pour que vous lui proposez ce marché. D’autre part, même s’il ne coopère pas, il a quand même le droit à son dessert. Car ce dernier, apporte tout de même une valeur nutritive. Et si l’enfant n’a pas mangé, il en aura besoin.

Ne le forcez pas à finir son assiette

Il faut éviter de le forcer à tout finir, car l’enfant respecte sa faim instinctivement. Respectez sa satiété, il n’a juste plus faim. Privilégiez plutôt la qualité et la variété des aliments plutôt que la quantité ( fruits, légumes, céréales..).

Ne cédez pas en lui cuisinant autre chose:

Pas de traitement de faveur ! Gardez fermement les commandes des menus. Vous pouvez lui expliquer que vous avez fait ce plat car papa l’aime beaucoup. La prochaine fois, vous ferez le plat qu’il aime. Mais à ce moment-là, il faudra qu’il respecte cela. Plus vous céderez à ses exigences, plus il sera difficile de remédier à son trouble alimentaire. Plus tôt vous cernerez ses goûts, moins il vous donnera du fil à retordre à l’avenir.

Ne critiquez pas l’enfant qui refuse de manger

Pas de reproches ! Lui faire des reproches risque d’avoir des conséquences considérables sur son estime de soi. Évitez à tout prix de relier l’émotion à l’alimentation. Pas de menace, ni de reproches, ça ne fera que rendre la tâche encore plus difficile. S’il refuse de manger, retirez son assiette sans faire de commentaires et sans  mine désolée ou énervée.

Quand s’inquiéter au sujet de l’enfant refuse de manger ? 

Quand consulter un medecin ?
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Si l’enfant est en très bas âge (entre 0 et 6 mois). S’il perd environ 10% de son poids total ou s’il ne mange plus rien du tout… à ce moment là, il est impératif de consulter votre pédiatre pour avoir l’avis d’un professionnel et éventuellement prévenir des maladies sous-jacentes.